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Au s'cours, l'open space m'a TUER @)

Tu avais bien rigolé il y a quelques mois à la lecture de l’open space m’a tuer. Tu rigoles bien moins maintenant que tu es confrontée à cette plaie quotidienne qu’est la vie en communauté professionnelle. Deux ans et demi que tu la subis. Tu n’en peux plus. Toi aussi l’open space t’a TUER.

Lorsque l’on t’avait dépeint le nouveau ‘bureau’ que tu allais occuper avec ton équipe dans notre building flambant neuf t’avais de prime abord un chouilla flippé. Une petite boîte à partager à 4 tempéraments très opposés n’augurait pas grand-chose de positif pour le calme qui te qualifie et dont tu as besoin pour être efficace au travail. Dans les faits ce nouveau bureau s’était révélé moins exigu que prévu. L'on t'avait dépeint le pire pour ne pas que tu ne découvres de suite LE PIRE. Les premières semaines se sont donc relativement bien passées. Mais…

La secrétaire qui te signale quand elle va faire caca trop peu pour toi. L’autre secrétaire qui a un chat qui fait pipi sur son canapé dites-lui, par pitié, qu'on s'en bat les c#uilles à un point! Le businessman qui sort de la salle de réunion adjacente à l’open space pour prévenir sa femme qu’il va rentrer tard et lui dresse une liste de courses pour le dîner du soir et qui lui fait plein de bisous ainsi qu'aux enfants on s’en fou comme c’est juste pas permis. La photocopieuse qui ronronne en fanfare et qui crache moults substances toxiques à longueur de journée tu la hais. Non seulement pour tout ça mais aussi car elle fait tousser l'une des secrétaires au point de décrocher toute la substance liquide qui gît au fond de ses poumons et ça c'est juste dégueux à entendre croyez-le. Ton bureau qui bouge et te fait sursauter dès que l'une de tes collègues balance un truc ou tape du poing sur le sien tu ne le supportes plus au point qu'un jour tu vas faire un arrêt cardiaque c'est certain!

Evidemment t’es la couillonne qui s'est vue attribuer le siège juste sous la clim’ (et derrière le seul poteau de l'open space) = sortie d’air pulsé à 13° maximum quand tout va bien. Mais tes collègues, assises un peu plus loin là où il fait chaud bah elles ont chaud alors toi t’as plus qu’à te le fermer sous ta doudoune et tes mitaines et à crever de froid. Tu passes l'hiver avec une rhinite devenue chronique mais franchement de quoi tu te plains on se le demande!

Sinon le truc hyper trop sympa aussi c’est d’être aveuglée par la lampe de bureau de ta voisine d’en face : ‘Ah nan hein, je l’ai réglée pour être à l’aise hein, je ne la TOUCHE plus’.  S'il vous plaît, dites-lui qu'un jour, que sa lampe, elle va se la bouffer. Remarquez, la lampe de bureau de la voisine d’en face, c’est pas si mal en guise de leurre pour la lumière du jour qui ne parvient à atteindre ton open space. Nan. C'est vraiment pas si mal.

T'as bien essayé de t’extirper de cette situation pour sauver ta peau. Mais l’enfer c’est vraiment les autres (pas tous les autres hein, mais presque...).

 

Tu crois avoir trouvé une petite place dans un autre open space sympa où enfin tu fais profiter à ton organisme de la lumière du jour salvatrice pour fonctionner normallement au quotidien et paf !

Un matin tu retrouves tes affaires balancées par terre parce-que quelqu’un a décidé que ta tronche en face de lui ne lui convenait plus. Un autre jour tu te fais insulter car tu as osé répondre d'un ton exaspéré à la nana d'à côté que t'en avais rien à foutre que ta souris faisait vraiment trop de bruit. 'Vous pourriez pas demander au service informatique de vous la changer? ça m'empêche de travailler'. Et la prochaine fois faudra que j'enlève mes talons pour traverser l'open space sans te déranger alors que t'es la première à brailler dans ton téléphone dès qu'il sonne aussi???

Le pire c’est que tu dois affronter tout ça après 1h15 de métro avec un mec assis les jambes écartées en face de toi…ah les joies d'être covoyé par la RATP. Je vous en parle un autre jour. Je suis épuisée par ma semaine en open space trop trop space où j’arrive en retard tous les matins grâce à la société parisienne de transports sus-citée. Merci de votre compréhension. Bonne nuit.

xoxo

8 commentaires

Commentaires

  • tant de choses à dire sur ce sujet, je commence par le trajet et le mec assis les jambes écartées, je me pose régulièrement la question de savoir s'ils ne peuvent vraiment pas les serrer un peu plus leurs jambes ces gros bourrins, ils ont sans doute lu que c'était plus viril de s'asseoir comme & craignent justement de heurter leur virilité, bref je les hais moi aussi, en face, à côté de moi.
    quant à l'open space, j'ai navigué à travers lui depuis mes débuts pros, avec quelques phases de bureau individuel, et depuis 3 semaines je vis sur un trading floor de 12à personnes, certes tout y est fait pour nous faciliter la vie, mais au début, j'ai vraiment eu du mal, et puis finalement, youpi, l'échange est facilité, la communication fluide, un souci et le floor manager arrive, change l'écran défaillant, ajoute un troisième nécessaire etc.... Et puis tout est géré en central, température comme lumière et moi j'ai la chance d'être juste à côté de l'immense baie vitrée vue Seine, alors au final, c'est plutôt pas mal.

  • bon courage ! je travaille aussi en open-space et c'est horrible ! On est 6 personnes à partager l'espace. J'ai parfois l'impression d'être une bête de foire, exposée aux regards des autres, ceux dans leurs bureaux fermés, ceux qui passent dans les couloirs, etc.
    Et tout ça dans une tour à La Défense ! Youpi !
    Pas de fenêtre (bah oui, au 24eme étage !), clim et chauffage central qui se déclenchent automatiquement, microbes...
    arfff :-(

  • gloups ! C'est pas glop ! Mais ... heureusement que tu as des contreparties quand tu pars en voyage ...

  • Hello !
    ça fait 3 ans et 1/2 que je bosse en open space avec 15 personnes autour de moi et je compatis .. car l'open space des fois c'est marrant mais souvent c'est chiant !!!!!!!!! d'ailleurs en ce moment je mets toujours mes boules quies !
    et puis le plus chiant ce sont toutes ces personnes qui voient ce que tu fais sur ton ordi .. et quand je me fais une petite pause blog .. bah je me dépêche !!!
    allez courage !!!! je vais bientôt changer d'étage dans le bâtiment et on va être plutôt 30 dans le même espace ..

  • Je suis trader et travaille dans une salle des marchés, avec des murs d'écrans qui m'éclatent les yeux, des mecs qui braillent et gigotent toute la journée, et qui ont donc forcément chaud alors que je me gèle sous la clim(le manteau et les mitaines je connais aussi !!) et qui vu le peu de nana ds le métier, nous soulent toute la journée à venir derrière notre dos voir ce qu'on fait, a commenter comment on est sapé, et n'hésite jamais à te faire rappeler que "tiens t'as une sale gueule ce matin" quand justement tu as une salle gueule ce matin et que tu voudrais te faire oublier, bref contente de retrouver mon petit cocon le soir, et de retrouver les aventures modeuses, gourmandes, amoureuses.. de ma blogueuse préférée :)

    Ava

  • C'est assez bien résumé, même très bien résumé.
    Je me reconnais en tout ces points et le plus surprenant c'est que j'ai rien contre l'open space!

    Les bruits de photocopieuses ne me gênent pas tant que ça, ya du passage, des voisines locaces parfois un peu trop mais je trouve ça sympa.
    Ma résolution 2010 était la tolérance. J'essaie de continuer 2011 sur la même lancée.
    Cela étant je te comprends a 100%.
    Qques conseils des écouteurs et Cee Lo green a fond !
    Je me suis fais livrer un petit chauffage au boulot et j'ai demandé a l'IT guy de venir retirer le néon au dessus de ma tête.
    Essais de voir si tu peux arranger un peu mieux l'endroit ou tu te trouves.
    Bon week end

  • Tellement vrai malheureusement. Je suis en open space de 40 personnes (agence de presse ; ça crie, ça s'engueule à longueur de journée, un rêve !), à partie de 16h , j'en peux plus et ne rêve que de rentrer chez moi en courant...

  • c'est fou ce qu'on est capable de supporter
    parfois on se demande à quel moment on commencera à dire "ben non ça ce n'est pas possible, ça ressemble trop à de l'élevage en bataille" et puis finalement on s'accommode, ça doit être pire ailleurs...
    j'ai un peu moins honte de le dire mais j'ai déjà refusé un poste notamment parce qu'on m'avait présenté un open space immense dans un bâtiment gigantesque en banlieue
    en échange j'ai privilégié un poste moins bien rémunéré mais avec bureau individuel, plein centre de paris et dans des conditions plutôt confortables. aucun regret, ça vaut de l'argent ce type de confort
    en tout état de cause, quand l'environnement est oppressant, il reste à favoriser les belles idées, images de rêves et de douceur... d'un week end à madrid par exemple!

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